Historique

Comme de nombreux "Corcelles" qui abondent en Suisse romande et en France, le nom de Corcelles signifie, à l'origine, petit domaine rural.
Celui-ci apparaît en 1148 dans une bulle du pape Eugène IV qui compte l'église de Corcelles (dédiée à Saint Nicolas) parmi les dépendances du monastère de Payerne. 
En 1453, la paroisse comptait soixante feux (nom donné aux fermes). 
A l'époque bernoise, Corcelles et Payerne formaient une seule communauté; en 1801 les habitants s'adressèrent au Gouvernent helvétique afin que Corcelles forme une commune distincte de celle de Payerne.
Cette séparation fut accordée par un décret du corps législatif le 23 septembre 1801. 
Mais ce ne fut que le 23 décembre 1806 que l'acte de partage fut sanctionné par le petit Conseil du canton de Vaud (actuellement Conseil d'Etat).
Le partage des biens communaux entre Payerne et Corcelles fut des plus laborieux, puisqu'il fallut seize ans pour le mener à bien (1801 à 1817).
Corcelles reçut pour sa part des biens communaux proportionnellement aux bourgeois résidants (1545 bourgeois résidants pour Payerne et 459 bourgeois résidants pour Corcelles).

 

Les armoiries

 

Ecusson dérivé des armoirie de la Ville de Payerne, formée d'un champ divisé en deux partitions verticales senestre (gauche) d'argent (blanc) et dextre (droite) de gueules (rouge), le caractère agricole et la valeur des cultures de la bettrave sucrière et du tabac ont donné la figure naturelle d'un plant de tabac en fleurs aux larges feuilles sinople (vert) ornées de pétales d'argent (blanc) et coeur d'or (jaune).

 

L'ethnonyme

Le sobriquet d'Ours blancs donné aux Corçallins proviendrait du fait que les habitants de Payerne, lorsque la bise froide venant du Nord soufflait sur leur commune, avaient l'habitude de dire que ce vent provenait de la banquise de Corcelles.